Comment lâcher prise quand on est à fleur de peau ?

Quelques conseils pour retrouver le sourire !

Il y a des périodes comme ça, pendant lesquelles on a l’impression que rien ne va. On se sent mal, on s’énerve vite pour pas grand-chose et on est extrêmement sensible. Rassurez-vous, ça nous arrive à toutes et à tous ! Alors, comment parvenir à sortir de cet état pour être de nouveau joyeux(se) et en pleine forme ? C’est parti pour quelques conseils… et croyez-moi, c’est du vécu !

 

S’éloigner des personnes toxiques

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Par personne toxiques, j’entends toute personne qui risque de vous prendre de l’énergie, toute personne négative, ou encore tout personne qui vous use d’une quelconque façon que ce soit. Par exemple, une personne qui ne peut pas s’empêcher de commenter tout ce que vous faites, une personne qui a l’esprit de contradiction, ou tout simplement quelqu’un que vous avez du mal à supporter.

Lorsqu’on est à fleur de peau, notre entourage influence encore plus notre état d’esprit, même si l’on ne s’en rend pas compte. C’est pour cette raison qu’il est important de mettre un peu de distance avec les personnes qui risquent de vous enfoncer plus qu’autre chose, pour vous concentrer sur les personnes qui vous réconfortent, et avec qui vous passez de bons moments. Cela vous aidera à vous sentir mieux.

 

Être plus flexible sur les contraintes

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Quand on est à fleur de peau, on s’énerve et/ou on pleure pour pas grand-chose. On est très vite contrarié. Donc ce n’est pas le bon moment pour se mettre des contraintes et se forcer à faire des choses que l’on n’a pas forcément ENVIE de faire. Et ce, même s’il s’agit de choses que vous faites habituellement. Autorisez-vous à vous reposer, à vous poser pour vous détendre. Faire les choses à contre-coeur n’est pas la bonne solution… d’ailleurs, cela ne l’est que rarement.

Ok vous aviez prévu d’aller au tennis ce soir, mais finalement vous vous sentez vraiment fatigué(e). Vous vous sentez coupable parce que c’était prévu et que finalement vous n’irez pas ? Vous essayez de vous motiver en vous disant qu’y aller vous aurait peut-être changé les idées ? Et cela ne fonctionne pas pour autant. Voyez les choses autrement ! Et si vous reposer vous donnait l’occasion de vous ressourcer et de vous concentrer sur vous ? D’être plus en forme demain pour être deux fois plus productif/ve ? Et si c’était l’occasion de faire une pause après votre journée de boulot, de fac ou d’école ? L’idée n’est pas de tirer un trait sur toutes vos activités, ou toute autre chose que vous avez prévu de faire, mais de vous autoriser à modifier vos plans, à ne pas faire ce qui était prévu, sans pour autant culpabiliser à chaque fois. Si vous changez d’avis, faites-vous confiance, c’est surement pour une bonne raison.

 

Identifier toute source d’angoisse

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En ce qui me concerne, j’ai remarqué que j’avais deux formes de stress. L’une, facilement identifiable : je me sens mal, j’ai le cœur qui bat, j’ai mal au ventre, parfois même des nausées, et surtout, je suis obsédée par le sujet de mon angoisse. C’est certes désagréable, mais au moins, je sais ce qui me stresse et pourquoi. A partir de là, il est facile de travailler dessus pour que je me sente mieux.

La seconde forme de stresse est beaucoup plus compliquée à gérer : c’est un stress complètement intériorisé. Et c’est le moment, où je me retrouve à fleur de peau. Je ne me rends pas compte que quelque chose me stresse, et pourtant, c’est bien là. Alors, comment le comprendre ? Il faut apprendre à se connaître, et savoir s’écouter. J’ai d’ailleurs entamé un petit travail à ce sujet dont je vous parlerai dans un prochain article dédié au stress !

Vous connaissez peut-être cette sensation où il est impossible de se sentir apaisé(e) ? ça m’est arrivé un soir, au moment d’aller dormir. Je ne peux pas vraiment vous expliquer cette sensation – certain(e) d’entre vous la connaissent surement très bien – mais je savais qu’il me serait impossible de m’endormir, et que j’allais penser à tout un tas de choses. Il était tard, j’aurais dû être fatiguée et prête à dormir, et je ne comprenais pas pourquoi j’étais dans cet état. Alors, mon premier réflexe a été de me remettre en question. Je me suis demandé d’où cela pouvait bien venir. Qu’est-ce qui, dans mon environnement (familial, au travail, ou autre…) peut être source de stress ? Et finalement, j’ai compris. Au travail, j’avais pour charge d’organiser un salon, qui avait lieu la semaine suivante. Je ne me sentais pas du tout stressée par rapport à cet événement. Mais, j’ai compris que, même si en apparence j’avais l’air sereine, j’étais en réalité, un peu stressée. J’avais tout intériorisé sans même m’en rendre compte.

Alors, posez-vous cette question et cherchez à y répondre de la manière la plus honnête possible. Il est important d’être transparent avec soi-même. Vous-même est la personne avec laquelle vous devez être parfaitement transparent(e), même si ce n’est pas évident. Apprenez à ne pas vous voiler la face et à admettre les choses. Vous comprendre – comprendre votre personne – est le seul moyen de trouver une solution à vos problèmes, à votre stress, et ainsi de suite.

Votre état, vos émotions (stress, tristesse, énervement, etc.) sont la conséquence de quelque chose. Ce quelque chose est la source de votre émotion, en d’autres termes votre problème, le sujet de votre angoisse. Et la conséquence de ce problème est votre état, votre émotion, à laquelle vous cherchez une solution.

Mais, nous sommes d’accord : connaître la conséquence ne suffit pas à résoudre un problème, il faut remonter à la source (on dit bien « résoudre un problème », pas « résoudre une conséquence »). Imaginons : il y a de l’eau partout dans votre salle de bain. Il ne vous viendrait pas à l’esprit d’éponger le tout sans avoir quel est le problème, si ? Peut-être que vous avez laissé l’eau couler, ou peut-être qu’il y a une fuite d’eau. Vous n’agirez pas pareil selon la source. Pour vos émotions, c’est le même principe. Vous pourrez les maitriser une fois que vous saurez d’où elles viennent.

 

Méditer

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Une fois la source d’angoisse identifiée, il faut y apporter une solution. Celle que j’ai trouvé a été la méditation. Je ne savais pas vraiment quoi faire pour m’apaiser, alors, je me suis dit « tentons ». Je n’avais rien à perdre, si ce n’est 10 minutes, que j’aurais forcément perdu en me noyant dans mes pensées. J’ai donc démarré une méditation guidée de 10 minutes. Pour être très honnête, ça a été d’une efficacité impressionnante ! Le fait d’avoir compris et accepté mon stress a été le plus difficile mais aussi le plus bénéfique. J’avais fait 90% du chemin. Puis me concentrer sur ma respiration, sur mon corps et sur les propos contenus dans l’enregistrement m’ont permis de me calmer.

Je tiens tout de même à préciser que j’y ai mis de la bonne volonté. Je n’étais pas passive, attendant de me calmer sans fournir d’effort, car cela ne fonctionne pas. Inutile de s’attendre à un miracle si vous n’essayez pas un minimum 😊

Ainsi, lorsque vous sentez que vous avez des difficultés à vous calmer, prenez vous simplement 10 minutes pour méditer. C’est une pratique accessible à tous, que l’on peut effectuer dès que l’on en ressent le besoin. Il « suffit » de se mettre dans sa bulle.

Pour celles et ceux qui sont déjà convaincu(e)s de l’efficacité de la méditation, la pratiquer ne serait-ce que 10 mn par jour, avant de dormir aide à s’endormir et à apaiser son esprit pour passer une bonne nuit de sommeil.

 

Relativiser sur ses soucis du quotidien

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Lorsqu’on est à fleur de peau, le moindre petit incident nous donne l’impression… d’avoir une vie pourrie.

En ce qui me concerne, je me souviens que la dernière fois que j’étais dans cet état, j’ai fondu en larme après m’être pris une porte de placard – un placard IKEA premier prix, donc je n’ai pas du tout eu mal – dans la tête. C’est pour vous dire. Je pleurais vraiment pour rien, et comme je me rendais compte que je pleurais sans raison, je me disais que c’était complètement nul de pleurer alors que je n’avais aucun problème dans ma vie. Et, comme je trouvais ça nul et ridicule, je pleurais de plus belle. J’en étais à un point où j’aurais pu pleurer parce que je m’étais cassé un ongle, ou parce que j’avais fait tomber mes clefs par terre, vous voyez le genre.

Alors, une fois qu’on a bien pleuré – parce que pleurer, ça soulage et ça fait du bien – il faut passer à l’étape suivante : RE-LA-TI-VI-SER.

Ce n’est pas un exercice facile quand on est à fleur de peau, mais il devient plus simple lorsqu’on a préalablement identifié notre/nos source(s) de stress, et qu’on a commencé à méditer pour se calmer. A ce moment, concentrez-vous sur votre vie. Rendez-vous compte qu’elle n’est pas si terrible que ça, qu’elle a finalement de bons aspects, et que vos soucis ne sont pas aussi insurmontables qu’ils n’y paraissent. Bien évidemment, si vous avez des soucis très importants, comme une maladie grave, la perte d’un proche ou autre, l’idée n’est absolument pas de vivre dans le déni. L’objectif ici concerne les petits tracas du quotidien, auxquels il faut accorder moins d’importance. Vous avez perdu vos clefs ? C’est pénible, oui. Mais ça ne va pas détruire votre vie, et vous finirez bien par trouver une solution. Votre téléphone est tombé et l’écran est fissuré ? C’est désagréable oui, mais encore une fois, ça se répare. Alors, ce n’est pas un si gros problème… si ? Vous comprenez l’idée.

 

Se concentrer sur le positif

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Enfin, étape suivante après avoir relativisé : cesser de voir la vie en noir, pour se concentrer sur les choses positives qui vous arrivent.

Parfois, il nous arrive une tuile dans notre journée, et on a l’impression que cette journée est complètement gâchée. Alors que finalement, on peut passer à côté de plein de petites choses qui nous font plaisir, en les négligeant totalement. Lorsqu’il vous arrive quelque chose de positif, concentrez-vous dessus. Réfléchissez et réalisez à tout ce que cette chose positive vous apporte. Pensez à la chance que vous avez. Et même si c’est quelque chose de très simple. Pour vous donner un exemple, lorsque je croise un chien et que je lui fais une petite caresse sur la tête, je suis toute heureuse – surement plus que le chien d’ailleurs – alors j’essaie d’y repenser jusqu’au moment de dormir.

Ceci dit, je suis bien d’accord, ce n’est pas évident, surtout quand on ne se sent pas bien. Déjà au quotidien, se rendre compte de chaque petite chose qui nous apporte un peu de bonheur n’est pas aisé, mais quand on va mal… la tâche s’avère bien plus ardue. Le conseil que je pourrais vous donner, c’est d’écrire chaque soir avant de dormir 3 choses qui vous ont fait plaisir dans la journée. J’ai fait cet exercice pendant 2-3 mois (Janvier-Février-Mars), et chaque soir je me rendais compte que les 3 choses en question venaient extrêmement facilement, parce que finalement, quand on regarde le positif de sa journée, il pèse souvent bien plus lourd que le négatif. C’est simplement qu’on lui accorde beaucoup moins d’importance, et c’est une erreur. D’ailleurs, en écrivant cet article, je suis en train de me dire qu’il est temps pour moi de reprendre cet exercice des « 3 choses positives de la journée ». Et croyez-moi… la liste des choses positives de votre journée peut parfois être bien plus longue que ce que vous aviez imaginé. Sachez que toutes ces petites choses positives qui vous donnent le sourire ne sont pas « Avoir eu une promotion », « Avoir pris des billets pour partir à Bali » ou encore « Avoir visité le musée du Louvres dans son intégralité ». C’est bien souvent des petites choses que vous ne voyez même pas, comme : quelqu’un qui vous laisse la place qui vient de se libérer dans le RER bondé (oui, ça arrive ! C’est du vécu !), prendre le temps de se cuisiner un bon repas, caresser un chien qui était en promenade (oui j’aime vraiment les chiens), passer par un parc sur le chemin du retour, regarder son film préféré, lire quelques pages d’un livre qu’on adore, discuter avec une nouvelle personne, s’être levé en pleine forme… et comme vous pouvez le constater, ce sont rarement des choses très coûteuses…

 

Un exercice efficace : la Montgolfière

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Enfin, je terminerai cet article en partageant avec vous un exercice que j’ai l’habitude de faire, qui me calme et dont j’ai entendu parler il y a 1 an sur la chaîne YouTube d’Angélique Ducros. Cet exercice joue sur votre inconscient. Pour faire simple, l’inconscient fonctionne avec des images, c’est un univers de symboles. Dans cet exercice, vous allez imaginer votre état (énervement, tristesse, stress, etc…), et le travailler « en image ». Vous allez vous installer confortablement – assis, allongé ou autre, selon votre préférence – et fermer les yeux. Ensuite, vous visualisez le ciel. Votre ciel. Et ce ciel représente votre état.

Vous l’imaginez comme vous le souhaitez, de la façon la plus claire pour vous, pour votre inconscient. Les soucis peuvent être représentés par des nuages gris, les sources de tristesses par de gros nuages noirs, les motifs d’énervement par des éclairs… vous le matérialisez comme vous le souhaitez, de façon à vous adresser à votre inconscient.

Devant vous se trouve une Montgolfière. Vous allez monter dans le panier, puis, elle va s’envoler tout doucement vers le ciel, au fur et à mesure de vos respirations. Cette Montgolfière vous représente. Si votre respiration est saccadée, concentrez-vous de manière à la ralentir, à la calmer… et ainsi votre Montgolfière montera plus lentement vers votre ciel. Visualisez bien chaque instant.

Une fois arrivé dans le ciel, avec une respiration lente, vous allez l’observer. Puis, vous allez chercher à faire en sorte que votre ciel redevienne bleu, c’est-à-dire à chasser votre énervement, stress, tristesse ou autre. Pour cela, vous allez souffler sur chaque éléments (nuages, éclairs, pluie, etc.) pour les forcer à s’éloigner. Soufflez pour de vrai, de manière vous apaiser, en visualisant chaque élément s’éloigner un peu plus à chaque fois que vous soufflez. Prenez le temps qu’il faut, certains d’entre eux peuvent prendre plus de temps que d’autres pour s’effacer de votre ciel.

Une fois que votre ciel est bleu, cessez de souffler puis respirez lentement. Visualisez la Montgolfière qui redescend au rythme de vos respirations. Sentez-la arriver sur le sol, puis ouvrez les yeux.

L’exercice peut durer 5 minutes, 10 minutes ou beaucoup plus, cela dépend de vous, de votre ressenti, de vos émotions et de votre état d’esprit. Cela peut être difficile la première fois ! Je vous ai expliqué ma façon de faire, mais vous retrouverez les consignes originales sur la chaîne YouTube d’Angélique Ducros.

 


 

Merci d’avoir lu cet article, j’espère de tout cœur qu’il vous sera utile pour traverser vos périodes difficiles, ou tout simplement pour améliorer votre quotidien. Si vous aussi, vous avez des conseils pour se sentir mieux dans les moments compliqués, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires ou dans un article – consultez la rubrique GUEST BLOGGING pour en savoir plus – cela nous sera utile à tous !

 

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